La philosophie africaine s’est longtemps penchée sur le
problème de sa légitimation. Elle préfère actuellement se tourner vers
des problèmes plus concrets, intéressant de près l’Afrique ou l’homme
lui-même, dans le dialogue entre philosophes, africains et autres...
C’est bien ainsi que les choses se passent à Kinshasa, à Lubumbashi,
Cotonou, Abidjan et un peu partout en Afrique. Nous proposons de continuer
ce dialogue ce mercredi 29 octobre, à Louvain-la-Neuve, en nous centrant
sur le problème de la ou des démocraties.
Le choix du thème vient d’abord rappeler combien est crucial,
surtout pour l’Afrique, le passage à la démocratie. Le pluriel choisi
dans le titre pour le mot « démocratie » veut souligner qu’il y a sans
doute plusieurs rationalités à l'œuvre dans ce concept et de multiples
variantes dans son application. Les organisateurs du présent colloque,
africains et non africains, estiment qu’il est important d’y consacrer
leur réflexion.
Le passage à la démocratie est concrètement lié à bien
d’autres choses ; ainsi, on ne manquera pas d’évoquer la mondialisation
que des pays qui se disent démocratiques semblent imposer de l’extérieur
à une Afrique qui y est mal préparée ; on parlera de gestion des crises,
des entraves à la démocratie et du rôle de la philosophie ; on évoquera
aussi la grande figure de Léopold Senghor, qui vient de quitter la scène
politique et littéraire, non seulement parce qu’il fut l’un des chantres
de la négritude, mais surtout parce qu’il fut le promoteur de l’interculturalité,
tant en théorie qu’en pratique.
Les organisateurs vous remercient d’avance de votre participation
et vous invitent à vous inscrire, pour le 13 octobre 2003, au plus tard
chez V. Haulotte, I.S.P.,
place du Cardinal Mercier 14 à 1348 Louvain-la-Neuve. Fax : 010 47 48
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